FunCal - Le travail du corps axé sur la colonne vertébrale et sur la respiration

LE BÂTON À DEUX MAINS ET LA BARRE DE FER LÉGÈRE

13 Mars 2022 , Rédigé par Gérard MONSTERLEET

LE BÂTON À DEUX MAINS ET LA BARRE DE FER LÉGÈRE
Exercice espagnol - Exercice au xylofer


L'exercice au bâton à deux mains et à la barre de fer légère (exercice au xylofer) désigne le travail du tronc, et subsidiairement du cou, effectué à l'aide de ces engins.
A l'inverse de l'haltérophilie et de la culture physique de force où le travail s'effectue près du corps, la barre de fer légère, ainsi que le bâton, privilégie le travail à distance, bras tendus loin du corps.

 

Trois actions : Tenir, lever, respirer.

 

Le tronc contient l'essentiel des viscères. En haut, la cage thoracique abrite le cœur et les poumons, en bas, la région abdominale comprend les systèmes digestif et sexuel. La région thoracique et la région abdominale sont séparées par le diaphragme.

Dans sa stricte orthodoxie, l'exercice espagnol s'exécute en position debout.
Il est toutefois possible d'en exécuter une bonne part en position accroupie et une petite part en position couchée (surtout sur le dos).


Il est appelé exercice espagnol car on le doit au colonel Francisco Amorós y Ondeano (1), marquès de Sotelo (Valence 1769 - Paris 1848).

 

Francisco Amorós


Il dispensa son enseignement en France où il fut notamment le père de l'enseignement systémique de la gymnastique civile et militaire. Son ouvrage "Manuel d'éducation physique, gymnastique" (Paris 1830) en fixe la méthode.

Esprit éclairé, appliquait dans les établissements militaires espagnols la méthode du suisse Johann Pestalozzi (Zurich 1746 - Brugg 1827).

Il fit adopter en Espagne l'institution d'un ministère de l'Intérieur sous le règne de Joseph Bonaparte. Intendant de police puis Ministre de l'Intérieur, il fut gouverneur de différentes provinces. Compromis avec l'occupant français, il se fixa en France en 1814 après la victoire de la guérilla espagnole. Il devint François Amoros.


Le bâton assouplit les raideurs du tronc.
La barre de fer légère étoffe le tronc en le tonifiant.


L'origine du bâton à deux main et de la barre de fer légère, en tant qu'ensemble d'exercices articulés, remonterait à 80 avant J-C, sous Q. Sertorius (ancien général de Marius) qui, depuis l’Espagne, se dressa contre Sylla et mit en place un état indépendant.

Ce que l'on désigne sous la locution d'exercice espagnol aurait constitué une part de l'exercice militaire des légions conquérantes romaines.

"On ne peut devenir fort, souple et agile, qu'en répétant longtemps et avec persévérance les mêmes actes. Cet axiome est la base de toute la gymnastique". [Francisco Amorós]


Le plein développement de la méthode, en France, est le fait d'Alexandre-Napoléon LAISNÉ (1810-1896). Ancien collaborateur d'Amoros, il fut, notamment, inspecteur de l'enseignement de la gymnastique dans les écoles de la ville de Paris de 1872 à 1892.

 

Napoléon Laisné à l'âge de 83 ans
 

En 1847, le Conseil Général des Hôpitaux (ancêtre de l'Assistance Publique) et les médecins et chirurgiens de l’Hôpital des Enfants Malades chargèrent Napoléon LAISNÉ de la direction du gymnase nouvellement créé de l’Hôpital.
Il était alors professeur de gymnastique de l'École Polytechnique, du lycée Louis le Grand et directeur des gymnases des lycées de Paris.
C'est le fondateur de la gymnastique médicale.

On lui doit beaucoup d'écrits, notamment :
- Gymnastique pratique (1850), duquel sont tirés tous les exercices proposés.
- Applications de la gymnastique à la guérison de quelques maladies.
- Dictionnaire de Gymnastique (1882).

Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article